babelblogs

hosted by cafebabel.com

La Parisienne de Cafebabel.com

La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? Châteaubriand.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Politique Française

Fil des billets - Fil des commentaires

samedi, août 2 2008

Libre circulation des travailleurs… à la française !

Qu’est-ce qui s’est passé avant que nos dirigeants ne partent en vacances ? Zoom sur la fin de la restriction de la mobilité des travailleurs de l’Est avec Alexis.

 

C’était pas trop tôt ! Le 28 mai dernier, Nicolas Sarkozy a profité de son voyage en Pologne pour annoncer la fin des restrictions à la libre circulation des travailleurs venant des nouveaux pays membres sur le territoire français.

 

Eh oui, parce que depuis leur entrée 2004, sept nouveaux Etats membres, en l’occurrence la Pologne, la République Tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, ne bénéficiaient pas de la libre circulation des travailleurs. En effet, les « anciens » Etats avaient insisté pour insérer des clauses leur permettant de limiter l’accès à leur territoire aux travailleurs. Bah oui, parce que bon, on les aime bien les européens, mais faudrait quand même pas qu’ils nous piquent nos emplois ! Donc les quinze anciens membres pouvaient leur refuser l’accès à leur marché du travail pendant cinq ans, renouvelables deux ans.

 

C’était quand même la honte intégrale, cette dérogation. En gros, oui à l’Europe des capitaux, des entreprises et des marchandises, mais non à l’Europe des travailleurs ! Cette dérogation à la lire circulation, c’était une insulte à l’Europe, et c’était une insulte à tous ces gens à qui on a fait miroiter le rêve européen depuis le début des années 1990. Cette idée finalement qu’ils ne seraient jamais des européens à part entière…

 

Et le plus drôle c’est que les dirigeants français justifiaient ça par un souci de politique sociale… Encore une fois, l’Europe sociale sert de cache-misère à l’Europe du protectionnisme ! Enfin bon, il y a avait quand même eu des aménagement en 2006, pour les secteurs qui en avaient besoin, comme le bâtiment…

 

Et maintenant, la France, grand seigneur, annonce qu’elle ouvre totalement son marché, un an avant l’échéance. C’est qu’entre temps, on s’est rendu compte qu’il n’y avait pas grand-chose à craindre des travailleurs de l’Est. Le Royaume-Uni, qui avait laissé ses frontières ouvertes, n’a pas assisté au déferlement attendu. Surtout, une grande partie des immigrants venus des nouveaux Etats membres sont déjà revenus dans leur pays. En fait, on vient juste de se rendre compte qu’on n’a pas affaire à des pays du Tiers-monde, et que les immigrés en question n’ont aucune envie de quitter durablement leur pays et leur famille !

 

Nicolas Sarkozy a donc beau jeu à Varsovie d’écarter d’un revers de la main le « fantasme » du plombier polonais. Mais j’ai quand même une question : pourquoi pas en 2005 ? Lors de la campagne référendaire en France, toute la classe politique, oui et non confondus, était unie dans un même cri d’horreur contre la directive « Bolkestein », qui était censée permettre à des hordes de travailleurs à bas prix d’envahir notre beau pays. Et Sarkozy était de la partie, évidemment. Alors que des mensonges éhontés étaient balancés tous les jours sur cette directive et sur les règles sociales européens en général, a-t-il soulevé la moindre objection ? Non, il a hurlé avec les loups.

 

Une fois de plus, la géopolitique a prévalu sur les droits des individus. Finalement, personne ne pense vraiment aux habitant des nouveaux Etats membres qui veulent pouvoir s’installer où ils veulent. Personne ne pense à ceux qui bossent pendant des mois dans un pays qui n’est pas le leur, pour soudainement se voir refuser leur permis de travail par une administration capricieuse. Non, ce qui compte, c’est l’amitié franco-polonaise, c’est la crédibilité de la France en Europe. Voilà de la grande politique ! Voilà des arguments qui comptent ! La meilleure preuve de cela, c’est que pour les Roumains et les Bulgares, la liberté de circulation n’est pas encore pour demain. Ah bah, c’est bien beau de faire les généreux, mais faut pas pousser non plus… Et puis, quand on est Polonais, Tchèque, Roumain, Bulgare, on s’en fiche un peu de l’Europe sociale, non ?

 

 

Alexis Brunelle

vendredi, mars 28 2008

Chirac était-il un Européen convaincu?

Au moment où Nicolas Sarkozy connaît l’un des soufflets les plus mémorables de l’histoire politique française – sa dégringolade dans les sondages a été aussi rapide que sa montée en puissance – les dinosaures effectuent leur come back.


Image
Caricature zone : www.magixl.com

Lire la suite...

mercredi, mars 26 2008

Le chef du village gaulois au salon de l’agriculture

Nicolas Sarkozy commence à nous habituer à ses coups d’éclat, l’insulte proférée au salon de l’agriculture en fût une de plus. Pourtant la foire agricole de la porte de Versailles lui a aussi donné l’occasion de redéfinir selon ses termes la politique agricole commune et la politique agricole de l’Union Européenne au sein de l’OMC. Qu’en penseront Bruxelles et nos voisins européens?


Image Flicker : http://www.flickr.com/photos/moonrhythm/1465208075/

Lire la suite...

dimanche, mars 16 2008

Municipales à Paris : Delanoë et l’Europe

Quelle est la place de l’Europe et des européens dans la campagne du maire sortant ?

Lire la suite...

samedi, mars 15 2008

Henri Guaino est-il eurosceptique ?

Le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy ne récuse pas sa réputation d’eurosceptique. Cette situation fait peur aux dirigeants européens, se souvenant que dans trois mois, la France sera aux manettes de l’Union européenne pour la présidence tournante du Conseil européen.

Lire la suite...

mercredi, février 6 2008

Carla Bruni, stade ultime de la droite bling-bling

Enfin, ça y’est ! Il y est arrivé. Après toute une vie de batailles politiques et de traversées du désert, après des centaines de discours, après cinq ans passés à l’antenne des télévisions et en une des journaux, il est enfin arrivé. Nicolas Sarkozy est devenu Paris Hilton !

Lire la suite...

dimanche, décembre 30 2007

Le show parisien de Kadhafi

10/12/ 2007,  Aéroport d’Orly - Lunettes noires, cheveux gominés, une silhouette surgit du jet privé qui vient d’atterrir. Derrière le ballet de ses gardes du corps, on aperçoit à peine l’homme qui s’engouffre dans une longue limousine blanche. Visage sans âge, regonflé au botox, cheveux de jais, ce n’est pourtant pas un vieux chanteur fatigué mais Mouammar Kadhafi, le Guide de la Révolution Libyenne, en visite officielle à Paris.

Lire la suite...

mardi, novembre 20 2007

« Vous n’avez rien contre les jeunes ?»

Dites, vous connaissez cet épisode de South Park où Cartman se met en tête de prouver que le 11 septembre est en fait une conspiration du gouvernement des Etats-Unis ? A la fin, ils se rendent tous compte qu’en fait il n’y a pas de conspiration, mais que le gouvernement s’arrange pour qu’on le croie, parce que comme ça maintient l’idée qu’il contrôle les choses, qu’il a du pouvoir, alors qu’en fait il contrôle rien du tout.

Lire la suite...

vendredi, novembre 9 2007

L’Europe divise toujours le Parti Socialiste : Acte II

Mardi 6 Novembre, on connaîtra la position du Parti Socialiste à l’égard du traité simplifié adopté à Lisbonne.  S’il réserve encore sa réponse, c’est parce que l’Europe est devenue un sujet tabou depuis deux ans et l’échec du référendum sur la Constitution européenne.
Aujourd’hui, ce n’est plus tellement le contenu mais plutôt la forme qui gêne certains socialistes, Nicolas Sarkozy ayant décidé de ratifier le traité de Lisbonne par voie parlementaire. Ainsi, seul Jean-Luc Mélenchon pourrait voter non alors que d’autres comme Laurent Fabius s’indignent du fait que l’on ne soumette de nouveau le texte au vote des Français.

Lire la suite...

jeudi, novembre 8 2007

NON ! à Pécresse : une occupation démocratique ( ?) de la plus grande université de Toulouse

Le 6 novembre, un Comité de lutte composé d’étudiants militants de l’université de Toulouse II Le Mirail a bloqué ce campus de banlieue en signe de protestation contre les réformes de l’éducation proposées par le président Nicolas Sarkozy.  Une barricade improvisée de tables et de chaises empêchait d’accéder aux bureaux, aux classes et aux bibliothèques de chaque département.

Lire la suite...

- page 1 de 2