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  <title>La Parisienne de Cafebabel.com - Paris sur le vif</title>
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  <description>La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ? Châteaubriand.</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Mon, 04 Aug 2008 16:11:37 +02:00</pubDate>
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    <title>Paris à l'heure de la fête de la musique : retrospective en images</title>
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    <pubDate>Sat, 28 Jun 2008 13:29:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>Les photos de la fête de la musique par vos serviteurs
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    <title>La fête des voisins</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/06/14/La-fete-des-voisins</link>
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    <pubDate>Sat, 14 Jun 2008 16:46:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;Chargé d’écrire un article sur « la fête des voisins » pour le blog de la Parisienne, j’ai pris ma mission au sérieux, au point de l’organiser. En effet, celle-ci n’avait pas eu lieu les années précédentes dans mon immeuble.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Première étape : rédaction d’une affiche avec une liste d’inscription pour ceux qui veulent participer, proposant aux voisins de se retrouver dans la cour vers 20h le mardi 27 mai. J’inscris un faux nom pour le premier, Jean-Paul, car souvent personne n’ose mettre en premier son nom sur une liste. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux jours plus tard, je remarque que 6 ou 7 personnes se sont inscrites ; cela devrait aller si on est un petit groupe de base cela donnera envie à d’autres de nous rejoindre le jour J. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la veille je remarque une autre affiche proposant de se rejoindre vers 20h30 dans le jardin de voisins du rez-de-chaussée. Comment cela, ils font une « contre-fête des voisins » ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le jour même, juste avant 20h j’ai un doute sur le succès de la soirée, il fait froid et il pleut ; et en plus la 2nde affiche des voisins risque de perturber l’heure du rendez-vous et l’organisation en général !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en descendant dans la cour je croise de suite les voisins, auteurs de la seconde affiche, qui nous invitent chez eux à cause du mauvais temps. D’autres voisins sont aussi là ; nous faisons les présentations au fur et à mesure des arrivées. Nos hôtes ont préparé des pizzas, d’autres ramènent des spécialités du Portugal, et l’apéritif commence dans une ambiance plutôt sympa.&amp;nbsp; Il y a à manger pour un régiment, je leur annonce que Jean-Paul ne va pas pouvoir nous aider pour finir les plats.&lt;br /&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout le monde est content de se rencontrer pour de vrai plutôt que de seulement formuler l’habituel « bonjour » lorsqu’on se croise occasionnellement ; en plus comme c’est une fête où personne ne se connaît au départ, cela évite les désagréments des discussions où des amis de longue date racontent leurs vieilles histoires communes qui ne nous concernent pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, c’est aussi l’occasion de discuter avec des personnes d’âge et de milieux différents, c’est rare qu’à une fête il y ait une petite mamie qui passe ! On y apprend aussi les anecdotes du quartier, des gens célèbres qui y vivent ou des ragots sur des voisins bizarres. Et c’est aussi l’occasion de s’échanger des bons plans sur les sorties ou sur les restaurants du coin. On se plaint aussi un peu du prix élevé des loyers, car c’est un des points communs qui nous rassemble.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une heure du matin, on se rend compte que la soirée a filé et qu’on travaille le lendemain. Heureusement, nous ne sommes pas loin pour rentrer. On se propose de ne pas attendre la prochaine fête des voisins pour se revoir. Rejoindre des amis à Paris d’un quartier à l’autre nécessite souvent du temps, donc pourquoi ne pas profiter également de ceux autour de nous ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Guillaume de Pauw&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>MAI 68. Attention, commémorations !</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/06/02/MAI-68-Attention-commemorations</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 09:00:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://farm2.static.flickr.com/1300/1346556702_c2543f70f1_m.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un air de révolution souffle dans les rues de Paris. Les images en noir et blanc submergent toutes les têtes. Jeunes hommes aux cheveux ébouriffés, prémisses des pantalons pattes-d’éléphants, adolescentes à la démarche déterminée&amp;nbsp;: tous sont prêts à en découdre avec la police… C’était il y a 40 ans dans le Quartier Latin de la capitale. Mai 68, le temps où le triangle sacré Sorbonne, Saint-Michel, Saint-Germain-des-Près se transformaient en point de ralliement de la jeunesse française en mal de liberté et de reconnaissance. C’était l’époque où les slogans «&amp;nbsp;il est interdit d’interdire », «&amp;nbsp;CRS – S – S&amp;nbsp;» ou «&amp;nbsp;sous les pavés, la plage&amp;nbsp;» résonnaient au son des musiques de Jacques Dutronc, Charles Aznavour ou des Rolling Stones.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Retour à mai 2008&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Disséminés au quatre coins de la capitale française, les expositions, rétrospectives cinématographiques, affiches, livres et même BD font les choux gras des pro et voire même, des anti nostalgie «&amp;nbsp;soixantuitarde ». L’actuel président de la République française, Nicolas Sarkozy, n’avait-il pas déclaré le 29 avril 2007 qu’il fallait «&amp;nbsp;liquider l’esprit de mai 68&amp;nbsp;» ? Lui, l’héritier le plus emblématique de cette libéralisation des mœurs&amp;nbsp;: lui-même enfant de divorcés, trois fois marié, père de trois enfants de deux mères différentes… Son nouvel ami, le philosophe André Glucksman, figure centrale des événements de 1968, s’est attelé avec son fils Raphaël, à une longue explication sous le titre de «&amp;nbsp;Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy&amp;nbsp;» (Denoël, Février 2008).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mai 68, c’est aussi la révolution rock.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des sons, des musiques, des bruits en tous genres, des cris. C’est sur ce thème que l’exposition «&amp;nbsp;La bande son de Mai 68&amp;nbsp;» à la mairie du 18ème arrondissement a été développée. Autour de photos d’époque, les visiteurs déambulent au son des musiques sixties de Janis Joplin  au Beatles, Bob Dylan an passant par Serge Reggiani ou Sheila.
Parallèlement, ce que l’on appellera plus tard la Nouvelle Vague, fait sont entrée dans les salles obscures.
Cannes s’embrase et rejoint Paris avec à sa tête François Truffaut, Jean-Luc Godart, Roman Polanski, Claude Chabrol… Ces «&amp;nbsp;regards croisés&amp;nbsp;» sont projetés pendant deux mois au cinéma le Champo à deux pas de la Sorbonne. Cinéastes, historiens, critiques s’interrogent sur les causes et l’héritage de cette fin des années 1960. La Cinémathèque française revit sa révolution étudiante. Du 4 au 29 juin, les images d’une jeunesse libertaire, utopique parfois excessive filmée par Godart, Douillon ou Goupil font peau neuve et se rappellent à la mémoire «&amp;nbsp;d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître.&amp;nbsp;»
68 inspire aussi les cinéastes qui n’ont pas vécu cette époque. Sorti le 21 mai dernier sur les écrans français, «&amp;nbsp;Nés en 68&amp;nbsp;» retrace, par le biais d’un groupe d’amis, la jeunesse révolté, la vie au sein d’une communauté hippie mais aussi les désillusions dans une société du XXI° siècle dont ils ne reconnaissent pas les valeurs…
Idéologique ou non, dépassionné ou pas, ce fameux mois de mai 1968 continue de résonner dans les mémoires des citoyens de mai 2008.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;object height=&quot;355&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/IUbFcJrv-JU&amp;amp;hl=en&quot; /&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot; /&gt;&lt;/object&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;-Johara BOUKABOUS&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Crédit photo&amp;nbsp;: Jonandsamfreecycle/FlickR&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Nanterre, 40 après</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/06/11/Nanterre-40-apres</link>
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    <pubDate>Wed, 11 Jun 2008 08:58:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;“Nanterre pas de rêve”: C’est le slogan  qu’on peut lire sur les t-shirt et les gadgets vendus par un groupe d’étudiants à l’entrée de l’université de Nanterre. Slogan on ne peut plus éloquent qui dénonce de façon péremptoire les changements des conditions politiques et culturelles d’une jeunesse qui pourtant avait secoué la France il y a une quarantaine d’années.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Pour moi qui (je dois l’admettre) avais choisi l’université de Nanterre justement pour son passé révolutionnaire, il est déprimant d’observer aujourd’hui les cendres complètement éteintes de ce fameux mois de mai d’il y a 40 ans. Et pourtant, combien de commémorations durant ce mai de  2008&amp;nbsp;! Plusieurs  expositions de  photos,  des projections de films, dont un festival du cinéma des années 1968 du 25 mars au 3 avril, mais ce qui saute immédiatement aux yeux, c’ est le manque de cohésion, d’idéaux partagés et d’envie de lutte. Et pourtant je m’attendais à en trouver beaucoup dans cet ex temple de la contestation étudiante à la place de cette indifférence, de cette indolence, de cet individualisme… C’est comme ça que nous sommes, nous les jeunes 40 ans après&amp;nbsp;? Qu’est-il resté de l’héritage de 68 si même pas en foulant ses vestiges on n’arrive plus à enflammer les esprits et encore moins les âmes&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Et pourtant ce ne sont pas les raisons de révolte qui manquent&amp;nbsp;! En France comme en Italie la politique de la droite anti-immigration et autoritariste – que les jeunes généralement détestent – devrait provoquer des manifestations. Même quand il y en a quelques unes, elles n’arrivent pas à atteindre une grande intensité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Et si c’était parce qu’aujourd’hui nous sommes trop bien ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Même si la situation internationale pourrait sous certains aspects être comparable à celle des années 68  –le Vietnam comme l’Irak, tous deux symboles de l’arrogance occidentale-,  les modèles offerts par la Chine de Mao ou la Cuba du Che sont désormais  passés de mode.  Donc si auparavant on pouvait espérer changer les choses,  aujourd’hui il ne nous  reste plus qu’à nous désespérer.
Mais c’est dans la vie quotidienne que la situation est vraiment différente. Aujourd’hui, plus personne ne mettrait en doute le fait qu’une femme porte des pantalons, ou encore  la contraception et l’avortement (enfin presque personne…. car en Italie c’est un peu plus compliqué !).  Ces conquêtes sont difficiles à remettre en discussion et nous les devons à mai 68. Comme le nouveau droit de famille car, jusque dans les années 70,  en Italie le «&amp;nbsp;pater familias&amp;nbsp;»  avait des pouvoirs aujourd’hui impensables sur sa femme et ses enfants.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Si des voix contraires à 68 et à ses enfants se lèvent aujourd’hui, si ceux-ci sont indiqués comme des ex-drogués pleins de frustrations et las d’avoir expérimenté toutes les dissolutions, si, ce qui est pire encore, cette période nous apparaît aujourd’hui comme lointaine et confuse, (tous ces jeunes dans les rues à manifester, mais finalement pour quoi exactement ?), c’est sûrement que nous avons oublié comment était la vie avant 68&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Le tableau qu’en a fait Bertolucci dans son film «&amp;nbsp;the dreamers&amp;nbsp;» (Angleterre/France/Italie 2003) est certainement un peu trop esthétisant et le modèle de vie bohème de ce triangle amoureux renforce le stéréotype des années 68, considéré comme le  réceptacle de tous les vices.
De même le portrait que fait Pasolini -intellectuel de gauche de l’Italie de ces années là-, des jeunes manifestants n’a rien de flatteur. Pour lui ce ne sont que des «&amp;nbsp;fils à papa&amp;nbsp;» qui attaquent les pauvres policiers, -eux par contre de basse extraction-, et ce sont eux les vrais marginaux  ( de la poésie «&amp;nbsp;le PCI- parti communiste italien- aux jeunes&amp;nbsp;» lui a attiré de pesantes critiques).
Quant aux slogans «&amp;nbsp;l’imagination au pouvoir&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;il est interdit d’interdire », ils nous semblent plutôt  maintenant d’ingénus refrains un peu anachroniques. Mais garder la mémoire de 68, ça veut dire aussi ne pas s’arrêter de rêver qu’une génération puisse influencer l’histoire et donc que nous, Babéliens, nous pouvons aussi le faire&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alessia FARANO&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Traduction de l'italien vers le français&amp;nbsp;: Noelle Tomasi&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Touchez pas aux symboles !</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/05/20/Touchez-pas-aux-symboles</link>
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    <pubDate>Tue, 20 May 2008 22:30:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En mars 2009, la dame de fer fêtera&amp;nbsp; ses 120 ans. Non, je ne parle pas de l’aïeule de Margaret Thatcher mais de la Tour Eiffel. &lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’année prochaine, l’icône parisienne la plus célèbre au monde célèbrera plus d’un siècle de succès après des débuts bien difficiles. Mais ne dit-on pas du destin des plus grands qu’il commence dans la souffrance ? Edith Piaf a également été décriée et regardée avec mépris avant d’être portée par le succès et adorée des foules qui continuent à l’entrainer dans le tourbillon de la gloire posthume. Et s’il est bien une chose qui soit sacrée, ce sont les symboles de notre patrimoine national. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;La Tour Eiffel est, sinon le plus grand symbole du patrimoine français, le plus connu. &lt;/strong&gt;&lt;br style=&quot;font-weight: bold;&quot;&gt;&lt;br /&gt;Alors qu’elle surprise d’apprendre qu’en guise de cadeau d’anniversaire, sa mère patrie envisage de la défigurer ?! Info ou intox, un concours d’architecture aurait été organisé par la ville de Paris en début d’année afin d’ « habiller » notre bonne vieille dame en 2009, comme si elle devait se refaire une beauté … Le grand gagnant est le cabinet d’architectes Serero. Si vous voulez un aperçu du projet, c’est &lt;a hreflang=&quot;fr&quot; href=&quot;http://www.blographic.com/design/la-tour-eiffel-celebrera-ses-120-ans&quot;&gt;ici&amp;nbsp; &lt;/a&gt;mais d’ores et déjà, &lt;strong&gt;La Parisienne vous invite à réagir : &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’heure où l’Europe parle beaucoup de ses symboles depuis la possible introduction de cinq d’entre eux dans le traité de Lisbonne (11 Etats membres ont cependant refusé d’abonder le texte non contraignait adjoint au traité, dont la France), pensez-vous que les marqueurs d’une culture donnée doivent évoluer avec la société qui se les approprie ? Ou au contraire, les icônes ne participent-elles pas de la mémoire collective et que en les aimant telles qu’elles sont, nous leur rendons le plus bel hommage ? &lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Eurogénération : Le 9 mai célébré par la Parisienne</title>
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    <pubDate>Fri, 09 May 2008 09:18:00 +02:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img alt=&quot;&quot; src=&quot;http://a527.ac-images.myspacecdn.com/images01/25/m_53e625657947de784a72062a26434f5e.jpg&quot; /&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la veille de la Fête de l’Europe, la Parisienne a investi les rues de Paris afin de tester l’attachement des passants de tous âges et de toutes nationalités à cette Europe qui occupe une place grandissante dans nos sociétés du 21ème siècle. Munies d’un appareil photo reconverti en caméra d’à point, d’un lecteur enregistreur MP3 pour la prise de son et de leur bonne humeur printanière, vos dévouées journalistes bloggeuses sont allées à l’assaut de la butte Montmartre. C’est au pied de ce site très parisien mais aussi très touristique que commence notre tournée générationnelle.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Phénomène assez révélateur, les échanges, le voyage, le tourisme, sont les premières références qui viennent à l’esprit de nos interviewés lorsque nous leur parlons d’Europe, et ce quelle que soit la tranche d’âge. Le petit groupe que nous abordons en premier est composé de garçons et de filles assez jeunes. Après un premier contact où nous leur introduisant notre sujet et une fois l’effet de surprise passé, nous apprenons que ces trois garçons et quatre filles, âgés de 20 ans en moyenne, effectuent un séjour touristique dans la capitale française. L’une d’entre elle étudie à l’Ecole européenne du Luxembourg&amp;nbsp;; étonnant pour un premier coup d’essai, non&amp;nbsp;? Amusés, deux d’entre eux se prêtent au jeu&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Alors, si je vous dis Europe, est-ce que ça fait sens pour vous&amp;nbsp;? » Forcément, pour ces jeunes qui étudient dans des établissements pouvant brasser jusqu’à 27 nationalités différentes, l’Europe est une évidence. D’instinct, Morgane et Yann font référence au programme Erasmus. Notre deuxième «&amp;nbsp;cible », la trentaine, bien moins fervente vis-à-vis de cette Union européenne qu’elle considère avant tout comme un rassemblement économique et politique, dit ne pas se sentir Européenne car elle ne voyage pas beaucoup. La mobilité semble donc être un facteur déterminant du «&amp;nbsp;profil européen ». C’est ce que nous dira également ce jeune agent immobilier, adossé à son agence, une cigarette à la main&amp;nbsp;: L’Europe, c’est aussi un espace de communication. Pouvoir circuler, certes, mais pouvoir communiquer les uns avec les autres, c’est se donner la possibilité d’échanger nos visions du quotidien et d’enrichir nos cultures respectives. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le bénéfice n’est donc pas uniquement commercial et financier, il est avant tout humain. Mais que reste-t-il de la politique …&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A la fois vaste et proche, elle a réussi le pari des années 1950&amp;nbsp;: devenir un espace de libre circulation et de libre échange. Pour les jeunes, l’Europe sans frontière est un acquis. Acquis géographique, acquis psychologique. Mais il y a aussi chez cette jeune génération européenne le sentiment inné que leur avenir sera pluriel. Pourtant, cette bienveillance n’endort pas l’esprit critique des plus jeunes qui soulignent le manque d’unité politique. Tandis que le succès du projet fonctionnel n’est plus à prouver, il convient de s’interroger sur la possibilité d’aboutir à une véritable Europe politique. Est-ce même souhaitable&amp;nbsp;? La jeune génération reste relativement sceptique même si, au regard des derniers sondages d’opinion Eurobaromètre et Ipsos, les 20-35 ans affichent un meilleur taux de confiance en l’UE. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L’anglais, ce lien qui nous permet de nous comprendre … ?&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour pouvoir communiquer entre eux, il ne faut pas le nier, les Européens se sont ralliés derrière l’anglais. C’est aussi ce qui caractérise la césure entre les générations des années de nos grands-parents, voire même de nos parents, pour qui l’apprentissage de l’anglais était un luxe réservé aux élites. Et c’est ce qui renforce parfois aussi les réactions de défiance. Notre jeune trentenaire et son ami reconnaissent que cela permet aux jeunes d’échanger mais que cela ne doit pas se faire au détriment de la multiplicité culturelle ni de la différence. L’anglais serait-il un dénominateur commun indispensable pour réussir l’équation européenne&amp;nbsp;? Pas si sûr quand on voit que les Anglais qui, pourtant, devraient se sentir galvanisés par cette situation de position dominante sur le marché linguistique, regardent l’Europe avec le plus grand désintérêt. Là encore, nous ne nous fondons pas sur des idées reçues mais sur du vécu. Nous vous avons, jusque là passé les multiples échecs essuyés au court de notre enquête, mais je ne résiste pas au plaisir d’une anecdote qui viendra confirmer cette réalité européenne&amp;nbsp;: Nous alpaguons un couple fraîchement retraité marqué du sceau du touriste – chaussette, sandales, bob de pêche à la mouche pour monsieur, lunette de soleil Abba, short bermuda pour madame, sans oublier l’appareil photo en bandoulière. Nous remarquons qu’ils ne sont pas Français lorsqu’ils esquissent des grimaces incrédules à notre première question. Néanmoins, un terme semble faire sens dès que nous le prononçons&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Europe ». Et là, c’est la levée de bouclier. Monsieur tourne les talons sans même sembler navré de ne pouvoir nous répondre et madame suit timidement derrière (il y a des tabous que l’on ne lève pas). Bien entendu, nos touristes peu coopératifs, voire même rétifs sont Britanniques&amp;nbsp;! Alors, sans vouloir faire de l’ «&amp;nbsp;English-bashing », il faut reconnaître que nos amis d’outre-Manche ne sont pas des plus amicaux à l’endroit des Européens. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Si notre démarche a parfois surpris, nous avons aussi été surprises nous-mêmes.&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme par ces deux jeunes «&amp;nbsp;free-huggers&amp;nbsp;» stationnés avec leur pancarte au bas du Sacré Cœur. Après un échange de câlin amical, ils nous répondent que l’Europe c’est bien. Une communauté qui s’enlace, qui s’embrasse, c’est peut-être ça la véritable identité européenne. Et pourquoi pas développer un mouvement transeuropéen de free-hug pour symboliser tout cela&amp;nbsp;? L’idée est lancée&amp;nbsp;; espérons qu’elle sera relayée par nos deux compères… Surprenant également ce banc de septuagénaires. Ils ont bien 400 ans à eux tous seuls&amp;nbsp;! Et en plus, ils sont tous de nationalité différentes&amp;nbsp;: Italiens, Espagnols, Français se retrouvent quotidiennement en ce lieu de vie pour passer un moment ensemble au contact du Paris effervescent. Ce sont eux qui nous parlerons le plus longuement – qui l’eût cru ?! même si les discours dévient très vite. «&amp;nbsp;C’est trop ouvert&amp;nbsp;» nous dit l’une d’entre eux. Arrivée il y a un peu plus de 40 ans en France pour fuir une Espagne à l’économie, au travail et aux conditions de vie difficiles, elle se sent aujourd’hui complètement Française. C’est donc au moment même où l’Europe de la libre circulation des biens et des personnes se mettait en marche que notre Espagnole, française de cœur, put aspirer à de nouveaux horizons. Pourtant, il faudrait fermer les frontières, à la fois intérieures et extérieures de l’Europe, selon elle. L’immigration, le protectionnisme, l’insécurité, le laisser-faire&amp;nbsp;; voilà ce qui caractérise le monde qui l’entoure. Un point de vue que ne partage pas sa compatriote assise à côté d’elle. «&amp;nbsp;C’est parce qu’on a eu la possibilité de partir et de travailler en France qu’on a pu réussir&amp;nbsp;; on ne peut pas reprocher ni empêcher les autres de vouloir améliorer leur quotidien ». Cette opposition de vues au sein d’une même génération et de ressortissantes aux parcours similaires est intéressante. Elle montre qu’il n’y a pas une communauté de destins liée par la génération mais qu’au sein même de chaque génération, les expériences individuelles entretiennent une multiplicité de destins individuels. L’Europe n’annule rien, elle n’additionne pas tout non plus&amp;nbsp;; mais elle permet d’unifier derrière un même vocable cette altérité qui est la clef de son avenir. &lt;strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bonne fête l’Europe !&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sophie Helbert&lt;/p&gt;

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&lt;/div&gt;Interviews Sophie HELBERT et Johara BOUKABOUS</description>
    
    
    
          <comments>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/05/09/Eurogeneration-%3A-Le-9-mai-celebre-par-la-Parisienne#comment-form</comments>
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    <title>Service de santé français – Première rencontre</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/03/04/Service-de-sante-francais-Premiere-rencontre</link>
    <guid isPermaLink="false">urn:md5:cc3c933814b8a3778160f89153286aa4</guid>
    <pubDate>Tue, 04 Mar 2008 11:05:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Séb 2.0</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La première fois que j’ai mis les pieds dans un hôpital
français, cela m’a laissé quelques doutes quant à la possibilité de recevoir un
traitement médical adéquate le jour où j’en aurai besoin. L’hôpital Saint-Louis
m’avait laissée une impression mitigée du service de santé français.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Une réception avait alors lieu dans les locaux de
Saint-Louis. L’événement, en lui-même, n’avait rien d’exceptionnel, mais le
décor intérieur…&amp;nbsp;: en pénétrant à l’intérieur, j’aperçus un immense
tableau accroché au mur qui ressemblait étrangement au Radeau de &lt;st1:PersonName productid=&quot;la Méduse&quot; w:st=&quot;on&quot;&gt;la Méduse&lt;/st1:PersonName&gt; de Géricault. Ce
n’était pourtant qu’une simple reproduction qui ressemblait davantage à la scène
d’un film de Paolo Pasolini. Pour résumer, on se serait cru au beau milieu
d’une orgie grecque, illustrée avec un souci du détail propre à celui du
médecin. Selon un des types qui travaillaient dans cet hôpital, c’était, ici,
leur cantine et c’était une tradition commune à tous les hôpitaux de Paris
d’utiliser le visage des anciens membres du service pour des mises en scène non
moins dignes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;Action&amp;nbsp;!&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Il a deux semaines de cela, ma famille est venue de Finlande
me rendre visite. Après une semaine de tourisme, il était temps de faire un peu
de sport&amp;nbsp;: du patin à glace à l’Hôtel de Ville. Ma mère avait atteint un
niveau d’excitation tel qu’elle tomba et se foula le poigné. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;C’est maintenant que la véritable aventure commence.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Au poste des premiers secours, ma mère eu son poigné bandé
en moins de deux et elle était déterminé à rechausser les patins. Heureusement,
les secouristes n’ont pas accepté et nous ont dirigés vers l’hôpital le plus
proche, l’Hôpital de l’Hôtel Dieu, qui se trouve dans &lt;st1:PersonName productid=&quot;la Cité&quot; w:st=&quot;on&quot;&gt;la &lt;em style=&quot;&quot;&gt;Cité&lt;/em&gt;&lt;/st1:PersonName&gt;,
véritable cœur de Paris. Dans l’hôpital plutôt vide, la clientèle était variée&amp;nbsp;;
il y avait nous avec les traumatismes involontaires, et ceux qui semblaient
souffrir d’un usage abusif de l’alcool. Ces derniers étaient escortés jusqu’à
l’hôpital par deux agents de police – une escorte de grand luxe, dirais-je. En
Finlande, où de tels cas sont plus que monnaie courante, les éclopés sont
directement conduits en cellule pour y passer la nuit et se débarrasser de leur
mauvaise habitude.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Quand ce fut au tour de ma mère de passer devant le docteur,
en tant qu’interprète, j’étais au premier rang. Au cours des deux heures qui
suivirent, nous fûmes passées de mains en mains. Nous ignorions totalement
comment cela fonctionnait, mais tous semblaient savoir exactement quoi faire de
nous. Après la radiographie, nous devinrent les cobayes d’un interne en
médecine qui nous fit passer un entretien avec l’enthousiasme et la justesse du
jeune premier. Il testa également la mobilité des pupilles de ma mère&amp;nbsp;; il
mit un stylo devant ses yeux et le fit bouger de droite à gauche, puis annonça,
avec le même enthousiasme, que c’était parfait, &lt;em style=&quot;&quot;&gt;impeccable&lt;/em&gt;. Néanmoins, pour finir, nous devions être conduites vers
un autre hôpital, car quelques os étaient cassés. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;&quot;&gt;La résolution finale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Le taxi nous emmena à l’hôpital Cochin pour y consulter un
chirurgien. L’accueil fut assez différent. Disons-le ainsi&amp;nbsp;: la vitesse
moyenne du personnel pour se déplacer d’un point A à un point B était un peu
plus élevée. Le personnel n’était pas très abondant et ils donnaient tous
l’impression d’avoir eu leur dose de membres cassés pour la journée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Puis on nous reçut dans une pièce où on aurait cru que le
patient précédent avait eu le corps entièrement plâtré&amp;nbsp;: le sol était
recouvert de bandages blancs. Quand le docteur arriva, il fut très efficace, et
le bras de ma mère replâtré en cinq minutes. Bien que le docteur était un peu
débordé, la consultation comprend toujours les services d’un interne pour
effectuer les radios. Ce dernier affichait un sourire aussi grand qu’on aurait
dit qu’il travaillait pour nous quatre. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Nous fûmes assez impressionnés par l’efficacité du service
de santé français&amp;nbsp;: en cinq heurs nous avions visité deux hôpitaux et le
poigné de ma mère fut bandé et rebandé trois fois. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Les hôpitaux finlandais sont toujours si bondés que même si
vous êtes en train de mourir, il vous faudra décaler ça de plusieurs heures car
il &lt;span style=&quot;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;y a une queue à respecter&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;A son retour en Finlande, ma mère devient une sorte de
célébrité pour l’hôpital local qui la voyait comme la femme qui s’était brisé
le poigné en France. On ne l’avait jamais traité avec autant d’égards. Tout le
monde, au département de traumatologie, voulait jeter un coup d’œil à la façon
dont un plâtre était fait «&amp;nbsp;là bas en France&amp;nbsp;». Quant à moi, et bien
je dus traduire tous les comptes rendus d’hospitalisation du français au
finlandais pour la compagnie d’assurance, et j’ai appris beaucoup de nouveaux
mots comme &lt;em style=&quot;&quot;&gt;cubitus, radius, styloïde &lt;/em&gt;et
&lt;em style=&quot;&quot;&gt;bascule&lt;/em&gt;. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;Soili Semkina&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le métro parisien de A à Z</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/02/04/Le-metro-parisien-de-A-a-Z</link>
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    <pubDate>Mon, 18 Feb 2008 10:36:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Séb 2.0</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;img style=&quot;FLOAT: left; MARGIN: 0 1em 1em 0&quot; height=&quot;180&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://paris.cafebabel.com/public/paris/.chron_metro_s.jpg&quot; width=&quot;240&quot; /&gt;Comme vous avez déjà certainement dû l’entendre dire, Paris possède le meilleur réseau de transports publics d’Europe, pour ne pas dire du monde. Il est remarquable, s’étend sur toute la ville avec une fréquence de passage enchanteresse, mais il est surtout très efficace. Le métro parisien est un monde à lui seul,&amp;nbsp;avec son propre équipage d’humbles travailleurs, en grève une fois par mois, qui errent dans les méandres sous terrains, sans jamais voir la lumière du jour. &lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Je suppose que le mauvais éclairage et l’atmosphère lugubre sont contagieux étant donné que le métro n’est rien de moins qu’un lieu de dépression collective. Si vous passez une bonne journée, NE descendez surtout PAS dans le métro. Prenez plutôt le bus, parce que les visages monotones de vos co-passagers vous démoraliseraient complètement, vous rappelant que l’existence n’a rien de sublime et que la vie n’est que fardeau et misère. Mais il y a aussi d’autres raisons pour préférer marcher plutôt que de prendre le métro.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Ce qu’il y a de plus surprenant avec le métro, c’est qu’après des années d’existence, les Parisiens ne savent toujours pas s’y comporter&amp;nbsp;! La plupart des usagers du métro n’ont aucun sens de ce que l’on appelle les règles d’entrée et de sortie. Logiquement, quand le train s’arrête, vous devez d’abord laisser les gens qui sont à l’intérieur sortir avant de vous engager pour entrer. Mais non. Ici, les gens affamés et impatients de regagner leur domicile commencent à s’engouffrer dans le train alors même que les portes ne sont qu’à moitié ouvertes. Si bien que si vous n’êtes pas assez rapide, la foule vous écrase sur les portes opposées, sans que vous n’ayez d’autre solution que d’attendre le prochain arrêt pour vous en sortir.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Autre argument contre le manque de savoir-vivre des Parisiens dans le métro, le fait que tout le monde s’amasse dans l’entrée du wagon au lieu de s’éparpiller dans les coins. Non, ils restent avec un entêtement acharné près des portes où tout le monde se trouve. Je ne sais pas s’il est plus facile de voyager le nez collé contre la veste de quelqu’un ou d’avoir le visage épousseté par une queue de cheval. Ou bien cela fait-il partie de la nature humaine de préférer subir au maximum afin de ne pas avoir à changer de place (se répartir dans le wagon) et ce n’est que quand cela devient insupportable (quand on se met à éternuer sur la queue de cheval) que les gens commencent à vouloir remédier à la situation.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Ce qu’il y a d’intéressant dans le métro, ce sont les talents cachés que l’on y trouve&amp;nbsp;; dans le réseau dense de trains et de stations, il y a une grande place pour les gens qui essaient de gagner leur vie. Et quand il s’agit d’argent, l’être humain est capable de se métamorphoser d’une créature oisive et routinière en une merveille de créativité artistique. Vous pouvez rencontrer toutes sortes de musiciens, en partant du gratteur de guitare au grand orchestre, de la musique pour tous les goûts comme du jazz, du flamenco, du folk, du classique, des chansonniers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Il n’y a pas que des musiciens&amp;nbsp;: ceux qui ne savent pas jouer d’un instrument font appel à leurs talents de danseurs. Sur la ligne 2 par exemple, vous pouvez voir un jeune garçon de 14 ans monter à bord du train, mettre de la musique hip-hop groovie et danser en faisant des sauts périlleux. Un peu plus tard, voyageant sur la même ligne,&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes&quot;&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;j’ai remarqué un autre garçon tout aussi jeune avec la même musique et la même chorégraphie, je parie qu’ils sont ensembles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Parfois, certains ne s’ennuient pas et demandent franchement de l’argent. Ceux-là montent dans le train et commencent à expliquer, avec la plus grande courtoisie (il n’y a personne d’aussi poli dans Paris), combien les temps sont durs pour eux, qu’ils ont trois petits enfants à nourrir et combien ils seraient heureux de recevoir un centime ou deux de leurs compagnons de voyage. Je ne sais pas à quel point cette activité est lucrative, mais peut-être n’ont-ils tout simplement pas le choix.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Au final, malgré les odeurs, la saleté et les voyageurs déprimés, le métro peut être assez divertissant. S’il n’y a aucun artiste à l’horizon, vous pouvez toujours vous amuser à dévisager le passager qui se trouve en face de vous, sur votre droite, sur votre gauche et quand la personne sur laquelle vous avez posé votre regard s’aperçoit de votre observation persistante, vous passez au passager d’à côté. La seule et unique chose dont le métro ne manque pas à Paris, c’est de personnes. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Soili Semkina&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;Traduction&amp;nbsp;: Sophie Helbert&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0; TEXT-ALIGN: justify&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Rien de nouveau sur le front académique</title>
    <link>http://paris.cafebabel.com/fr/post/2008/01/28/Rien-de-nouveau-sur-le-front-academique</link>
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    <pubDate>Mon, 28 Jan 2008 11:54:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>Jean-Séb 2.0</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;&lt;strong style=&quot;mso-bidi-font-weight: normal&quot;&gt;L’université de &lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;st1&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Sorbonne&quot;&gt;la Sorbonne&lt;/st1:PersonName&gt;, mon humble demeure le jour, est presque vide. Nul bruit d’étudiants insouciants, nulle conversation animée dans &lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Cour&quot;&gt;la &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Cour&lt;/em&gt;&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt; d’Honneur&lt;/em&gt;, l’espace détente, et aucun étudiant dévalant à toute allure les couloirs. On dirait que la vie s’est arrêtée, ou du moins s’est apaisée. Que se passe-t-il&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0 auto&quot; height=&quot;180&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://paris.cafebabel.com/public/paris/.paris011207_014_s.jpg&quot; width=&quot;240&quot; /&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Il y a une explication à cette atmosphère endeuillée à &lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;st1&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName w:st=&quot;on&quot; ProductID=&quot;la Sorbonne&quot;&gt;la Sorbonne&lt;/st1:PersonName&gt;&amp;nbsp;: les examens. C’est la période des &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;partielles&lt;/em&gt;, un sommet de labeur et de misère. C’est le moment où votre courage et votre rage de vaincre sont mis à l’épreuve. Le moment où vous ne pouvez plus vous voiler la face mais devez affronter le retard accumulé. C’est une bataille contre le temps, contre vos besoins vitaux et, enfin, contre le monde entier (c’est ce que l’on ressent quand, après deux heures de sommeil, on s’assoie pour réviser un autre examen).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;&lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;o&quot; /&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Les examens, ce ne sont pas seulement les montagnes russes émotionnelles et physiques&amp;nbsp;; c’est aussi l’occasion d’entrer dans une contemplation philosophique. C’est l’instant en suspend avant de se poser LA question&amp;nbsp;: Etudier ou ne pas étudier&amp;nbsp;? Est-ce vraiment ce que l’on veut&amp;nbsp;? Est-ce que l’on ne préfèrerait pas se laisser aller à la dérive d’un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;café crème&lt;/em&gt; ou d’un &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;croissant&lt;/em&gt; croustillant dans le café le plus proche&amp;nbsp;? La plupart du temps, quand on arrive à ce stade de profonde hypnose, on laisse tout tomber pour courir vers la liberté. Bien sûr, on le regrette toujours le lendemain. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Cette année, j’ai décidé de donner un nouveau tournant à ma vie. J’ai décidé d’arrêté d’être sans arrêt en retard, j’ai décidé de rester éveillée et consciente pendant les cours et de ne pas trop stresser. Et bien, j’ai échoué sur tous les points sauf le dernier. J’étais très décontractée et à l’aise les trois premiers mois. Je vous laisse imaginer le résultat au quatrième mois …&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;En période si rude, chaque étudiant développe son propre instinct de survie. Les psychologues appellent ça les mécanismes de défense. Le premier d’entre eux et le plus utilisé c’est le déni&amp;nbsp;: Nooonnn, je n’ai pas un examen important demain, je peux encore rester dans ce bar confortable pour un dernier verre. Vient ensuite l’intellectualisation&amp;nbsp;: on tente de rationaliser en se disant que les examens ne sont pas si importants, qu’ils ne sont pas révélateurs de votre personnalité la plus profonde, ni de votre expérience de la vie ni, et c’est le plus important, de votre intelligence sociale. &lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;La plus difficile, mais la plus efficace de toutes, c’est la projection illusoire&amp;nbsp;: on projette toutes ses angoisses intérieures sur d’autres étudiants et on commence à les considérer comme ses ennemis. Ils sont à l’origine de toutes vos misères, ils vous ont persuadé de sortir la semaine dernière, etc. etc. Si l’on arrive à faire cela, on cesse de se sentir coupable, probablement au risque de finir sans amis. Donc, oui, la vie d’un étudiant n’est pas une partie de plaisir. D’ailleurs, si vous connaissez un autre tour de passe-passe intellectuel qui fasse l’affaire, s’il vous plait, dites-le moi, j’en ai désespérément besoin&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;&lt;o:p&gt;&amp;nbsp;&lt;/o:p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Soili Semkina&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;MARGIN: 0cm 0cm 0&quot;&gt;Traduction&amp;nbsp;: Sophie Helbert&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Helsinki-Paris</title>
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    <pubDate>Thu, 17 Jan 2008 10:00:00 +01:00</pubDate>
    <dc:creator>BabelParis</dc:creator>
        <category>Paris sur le vif</category>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;strong&gt;Il était une fois, cela remonte à quatre mois exactement, par un lundi après-midi très ensoleillé, je montai dans l’avion qui me conduisait de ma belle et douillette région nord d’Heslinki vers Paris, célèbre capitale de l’art et de la mode, des illuminations et de l’amour. &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span&gt;&lt;img style=&quot;DISPLAY: block; MARGIN: 0 auto&quot; height=&quot;370&quot; alt=&quot;&quot; src=&quot;http://paris.cafebabel.com/public/paris/Soili_copie.jpg&quot; width=&quot;225&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;    &lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Mes précédentes expériences parisienne&amp;nbsp;? Et bien c’était il y a des années, deux jours passés à monter et à descendre &lt;?xml:namespace prefix =&quot; &quot;&quot;st1&quot; /&gt;&lt;st1:PersonName productid=&quot;la Tour Eiffel&quot; w:st=&quot;on&quot;&gt;la Tour Eiffel&lt;/st1:PersonName&gt; et le Sacré Cœur, à harpenter le Louvres et à descendre vers le Boulevard Saint-Germain. Quoi qu’il en soit, cette fois-ci me voilà arrivée pour une année complète en échange Erasmus à &lt;st1:PersonName productid=&quot;La Sorbonne.&quot; w:st=&quot;on&quot;&gt;La Sorbonne.&lt;/st1:PersonName&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;Ma première impression fut de me dire que les Parisiens étaient plus aimable que selon la légende. Au début, je ne pouvais pas traverser la rue sans demander des renseignements (en fin de compte, c’est assez facile&amp;nbsp;: ne pas regarder à ses côtés, simplement tracer en espérant que son imperméable rouge suffira à faire arrêter les voitures). A chaque fois, les gens ont été assez patients pour m’expliquer encore et encore mais&lt;span&gt;&amp;nbsp; &lt;/span&gt;généralement, passé deux fois, j’étais trop gênée pour redemander, ce qui fait que je me perdais systématiquement sans jamais atteindre mon but. Pour je ne sais quelle raison, il semble cependant que mes faculté d’orientation s’améliorent au même rythme que mon français.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span&gt;A prèsent, après quatre mois passés à Paris, j’en ai suffisamment vu pour pouvoir en parler. J’ai aussi mangé assez de baguettes pour pouvoir vous dire où trouver les plus croustillantes, je sais quels sont les bons horaires pour se rendre à la bibliothèque Beaubourg (ou Centre Pompidou) et éviter de faire deux heures de queue, je sais qu’il ne faut jamais abandonné après avoir essuyer un &lt;em&gt;non&lt;/em&gt; mais être assez persévèrant pour demander une nouvelle fois.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&quot;BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 1pt; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: 1pt solid&quot;&gt;
&lt;p class=&quot;MsoNormal&quot; style=&quot;BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; BORDER-LEFT: medium none; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none&quot;&gt;&lt;span&gt;Voilà de quoi traiteront ces articles : la lutte acharnée d’une jeune Finlandaise pour survivre dans le tourbillon parisien, agrémentés de quelques commentaires sarcastiques sur les façons de faire. Il ne faut jamais perdre sa sagesse dans les situations des plus hardues, comme quand il s’agit de faire face à la&amp;nbsp;bureaucratie française. Et croyez moi, ce n’est pas toujours marrant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;Soili Semkina&lt;br /&gt;Traduction : Sophie Helbert&lt;br /&gt;</description>
    
    
    
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