L’occupation du campus, imité dans plusieurs autres villes françaises, a été reconduite suite à une décision prise à une courte majorité par l’assemblée générale des étudiants lors du vote du 30 octobre dernier : 195 voies pour et 181 contre. Une autre assemblée, beaucoup plus importante (environ 1200 étudiants) et plus bruyante, a eu lieu ce mercredi pour débattre du blocage et de ces objectifs.

 

Au milieu des débats qui portaient sur la nouvelle loi « Pécresse », dont Sarkozy assure qu’elle « modernisera » les universités françaises, des accusations concernant des pratiques anti démocratiques ont été portées à l’encontre des organisateurs de l’assemblée, remettant également en cause la représentativité du syndicat étudiant. « Les opposants à l’occupation sont mis dans le même sac que les Sarkozistes et les sympathisants fascistes », dit un étudiant mécontent.

 

D’autres comme Agathe Cilia qui a pris la parole devant l’assemblé contre le blocage du campus, ont accusé les votes d’être « retardés » jusqu’à ce que les militants soient sûrs d’obtenir la majorité – la réunion d’aujourd’hui n’est parvenue à aucune résolution avant 16 heure. « Le blocage a été voté par une minorité militante, sans consultation de l'ensemble des étudiants.», dit Cilia, « il y a eu des soucis dans les comptages, je faisais partie du comité qui était chargé de compter et ils ont étés falsifiés toute simplement ».

 

D’autres opposants à l’occupation, exaspérés par l’assemblée, se sont regroupés à l’entrée du campus et ont fait circuler une pétition appelant à la reprise immédiate des cours.

 

L’assemblée des étudiants a finalement décidé de continuer à bloquer le campus, une décision qui a conduit à une levée massive de ceux qui avaient voté « non » et à quelques incidents de violence isolés au moment où les opposants essayaient de démolir les barricades. Une prochaine réunion de masse, programmée ce jeudi 8 novembre, promet d’être mouvementée.

 

Daniel Ross : Canadian de Toronto enseignant l'anglais et étudiant l'histoire au niveau Master à l'université de Toulouse

Traduction française: Sophie Helbert

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